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La Commission économique pour l’Afrique (CEA) continuera à soutenir le projet d’infrastructures du Corridor LAPSSET reliant les pays d’Afrique de l’Est que sont le Kenya, l’Éthiopie et le Soudan du Sud avec le potentiel d’accroître le commerce, la paix, la sécurité et le développement, déclare ce lundi, la Secrétaire exécutive, Vera Songwe.

Dans un discours prononcé lors d’une réunion ministérielle visant à inspecter les projets dans le cadre du Corridor, à Addis-Abeba, Mme Songwe déclare que la CEA soutient le projet, qui relie les trois pays par des routes, des voies ferrées et des ports, non seulement en tant que projet d’infrastructures mais en tant que projet incluant la dimension genre qui permettrait aux femmes commerçantes de bénéficier de la baisse des coûts des activités commerciales que les installations engendreraient.

« Les femmes sur notre continent sont celles qui commercent le plus, ce sont elles qui constituent une grande partie du commerce transfrontalier », déclare-t-elle, ajoutant qu’il est particulièrement important que des services logistiques pour assurer leurs activités commerciales soient mis en place.

Elle exprime également l’espoir qu’au-delà de la résolution des problèmes logistiques liés au commerce, le projet apporterait la paix et la sécurité qui font cruellement défaut, en particulier dans les communautés frontalières du Nord du Kenya, du Sud du Soudan, ainsi que du Kenya et de l’Éthiopie.

« Il est clair que les pays qui commercent ensemble et sont liés par des infrastructures sont également des pays pacifiques qui évoluent ensemble et bénéficient essentiellement de la paix et de la sécurité ensemble », déclare-t-elle.

Au sujet de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) dont les échanges ont commencé en janvier, Mme Songwe dit qu’elle « ne peut pas et ne tiendra jamais sa promesse si nous n’avons pas la logistique infrastructurelle qui peut connecter nos peuples et nos pays ».

Le Haut représentant de l’Union africaine (UA) pour les infrastructures, Raila Odinga, dans ses propres observations, déclare que le projet LAPSSET est un « élément vital dans la conduite souhaitée de la connectivité continentale pour le commerce et la circulation des biens, des personnes et des services » dont la réalisation ne doit pas retarder davantage.

En outre, le Ministre éthiopien des transports, Dagmawit Moges, appelle les partenaires de développement et les Communautés économiques régionales à apporter leur soutien pour atteindre les objectifs du Corridor, tandis que le Secrétaire du Cabinet du Kenya pour la Communauté de l’Afrique de l’Est et le développement régional, Adan Mohammed, indique que le projet jouera un rôle important pour relever les défis posés l’insuffisance des infrastructures au développement de la région.

Pour le Soudan du Sud, une fois pleinement développé, le projet le soulagerait du fardeau qu’il subit actuellement dans le commerce international, selon Lado Tongun Tombe Pitiya, Directeur général par intérim des transports routiers et de la sécurité, au Ministère des transports du Soudan du Sud.