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Dans un échange à bâtons rompus avec les forces vives de la ville de Bunia en Ituri, ce samedi 19 juin 2021, le Président congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, a jeté des fleurs au travail qu’abat actuellement l’Inspection Générale des Finances (IGF) visant la restauration de l’État de droit.

A en croire le Président Tshisekedi, il y a des avancées «significatives» depuis la relance des activités de l’IGF. Des activités intensives qui concourent à la mise en place d’un Etat gendarme.

«Moi je crois qu’avec la détermination, on peut arriver à bout de beaucoup de choses. Je vous partage ma propre expérience, depuis que je suis là, je vous avais parlé de déboulonnage, je vous ai parlé de la lutte contre la corruption et aujourd’hui on le voit. C’est vrai que ce n’est pas encore parfait, mais il y a déjà des avancées considérables, aujourd’hui de plus en plus on sent qu’il y a la peur du gendarme donc de l’État, aujourd’hui un responsable avant de mettre de l’argent dans sa poche, il réfléchit et se dit si l’IGF passe par ici, c’est compliqué. C’est à ça que sert l’État. Nous allons restaurer tout ça», a-t-il renchéri.

Sur un ton assez grave, le Chef de l’Etat congolais a également relevé la question relative à la justice, une des priorités de son mandat.

A ce sujet, Félix Tshisekedi a tranché : «On a parlé de justice, ça c’est le bras séculier de l’État de droit et c’est l’une d’ailleurs de mes priorités et de ma raison d’être insatisfait pour le moment parce que la justice, vraiment est un de ventre mou de notre administration.»

Et de rassurer : «Nous devrons redoubler d’efforts parce qu’il y a la responsabilité de la part de l’État. Il faut payer nos juges, nos magistrats, tout le corps judiciaire de manière convenable et descente pour qu’ils ne soient pas fragilisés par X ou Y, il faut les mettre dans de bonnes conditions».

Patrick BOMBOKA