+26
°
C
Max:+29
Min:+19
Mar.
Mer.
Jeu.
Ven.

Une Haute Cour fédérale de la capitale du Nigeria, Abuja, a ordonné à la police de sécurité de s’assurer que le chef séparatiste Nnamdi Kanu bénéficie d’un « maximum de confort » pendant sa détention pour trahison et autres accusations.

L’ordonnance fait suite à une plainte de ses avocats, lors d’une audience préliminaire aujourd’hui, selon laquelle leur client n’était pas autorisé à changer de vêtements ni même à pratiquer sa religion.

L’audience d’urgence a suivi les arguments de ses avocats selon lesquels l’ajournement antérieur de l’affaire était contraire à son droit à un procès rapide. M. Kanu n’a pas été traduit en justice.

Il dirige le groupe des peuples autochtones du Biafra (Ipob) qui milite pour la sécession du sud-est du Nigeria.

Le procès a été ajourné au 18 janvier de l’année prochaine.

Récemment, certains dirigeants du sud-est du Nigeria ont approché le président Muhammadu Buhari pour demander la libération de M. Kanu.

En réponse, le président a déclaré qu’il s’agissait d’une demande difficile mais qu’il y accorderait une certaine attention.

La dernière fois qu’il a été libéré, M. Kanu a sauté sous caution après avoir accusé l’armée nigériane d’avoir tenté de le tuer.

Il a été de nouveau arrêté en juin après avoir été rapatrié d’un pays inconnu.

Ses avocats et les membres de sa famille ont affirmé qu’il avait été détenu et maltraité au Kenya avant d’être emmené au Nigéria, bien que le Kenya ait nié toute implication.