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L’Europe et le spectre des migrations subsahariennes

L’Afrique subsaharienne devrait représenter 22 % de la population mondiale vers 2050 au lieu de 14 % aujourd’hui. Le nombre de migrants originaires de cette région devrait donc augmenter. Mais de combien et vers quelles destinations ? François Héran replace les migrations africaines dans le tableau mondial des diasporas. Il montre que le scénario pour 2050 d’une Europe peuplée à 25 % d’immigrés subsahariens ne tient pas la route. L’ordre de grandeur le plus réaliste est cinq fois moindre.

Tous les deux ans, la division de la Population des NationsUnies actualise les projections démographiques des pays de la planète [1]. La révision de 2017 a confirmé l’envolée de l’Afrique subsaharienne : elle passerait de 970 millions d’habitants aujourd’hui à 2,2 milliards en 2050. Même dans l’hypothèse d’un recul de la fécondité de 5,1 enfants par femme à 3,2, le nombre de couples en âge d’avoir des enfants continuera d’augmenter, en raison de la natalité des décennies passées. Suivie de près par les démographes [2, 3], l’évolution de la fécondité en Afrique est éclairée par de multiples enquêtes, désormais intégrées dans les projections de l’ONU. C’est ainsi que l’effectif de la population subsaharienne projeté pour 2050 a été relevé de 11 % dans la révision de 2012 et de 2 % dans celle de 2017.

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