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Le Congo souhaite tirer parti des PPP pour développer son potentiel minier sous-exploité

Le développement de l’industrie minière, l’un des six axes prioritaires du Plan national de développement 2022-2026 de la République du Congo, a fait l’objet d’un panel de haut niveau au cours de la deuxième journée de la première édition du Forum international du partenariat public-privé. Cette rencontre qui se tient du 30 au 31 mai 2022 à Kintélé (à 25 kilomètres de Brazzaville) a servi de plateforme afin de mettre en évidence les dispositifs mis en place par le pays pour rassurer les investisseurs dans le secteur minier.

Le Congo dispose de réserves minières importantes. D’après les informations données par l’Agence pour la promotion des investissements (API), le potentiel est quantifié notamment à 25 milliards de tonnes des réserves de fer, 3,2 milliards de tonnes de resserve de potasse, 2,2 millions de tonnes de resserves de cuivre et 531 millions de tonnes de resserves de phosphate.

Ce potentiel minier, qui demeure encore sous-exploré et sous-exploité, pourrait constituer une source importante de revenus et contribuer à diversifier l’économie largement tributaire du pétrole. Un apport conséquent des partenaires financiers permettrait la mise en valeur de tous ces gisements, selon les autorités, qui rassurent que les politiques publiques accordent une place de choix à l’exploitation minière dans le développement du Congo.

« Pour réglementer l’investissement dans le secteur minier, le pays a décidé avec l’accord des sociétés de transformer les conventions en lois, entre l’Etat et les partenaires. Ce qui a permis aux investisseurs de poursuivre leurs activités en toute sécurité », témoigne Hilaire Elenga, directeur général du Centre de recherches géologiques et minières (CRGM), l’un des intervenants de la rencontre tenue ce mardi 31 mai.

Le Code minier a réduit la part de l’Etat à 10% contre 35 % dans les codes passés. Les dispositions fiscalo-douanières et le Code des investissements permettent aux investisseurs d’exercer en toute confiance dans le pays. La redevance minière varie de 2% à 7% selon les substances minérales non précieuses et de 5% en ce qui concerne les substances minérales précieuses, a-t-il ajouté.

En dépit de l’aspect juridique et du contexte fiscalo-douanier favorables aux investisseurs, le secteur minier connait d’énormes difficultés, notamment l’absence d’infrastructures de transport et la faiblesse énergétique. L’énergie constitue un facteur sine qua non pour le développement du secteur, mais les besoins des investisseurs s’élèvent aujourd’hui à 1.000 mégawatts.

« La mise en place d’infrastructures, l’une des difficultés majeures que rencontre le secteur minier, a été évalué à hauteur de 40 milliards de dollars », a fait savoir Hilaire Elenga.

En réponse aux difficultés que connait le secteur des mines, « le Congo a signé avec la société China Gezhouba Group Corporation (CGGC) deux conventions concernant la construction de deux barrages hydroélectriques d’une capacité totale de 331 mégawatts dans le sud-ouest du pays », a fait savoir à l’assistance Paul Obambi, le président de la Chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture et des métiers (CCIAM), qui représentait le gouvernement dans le panel consacré à l’industrie.

Cette convention intègre également la rénovation du barrage hydroélectrique de Liouesso dans le département de la Sangha (nord-ouest). Inauguré en mai 2017, il dispose d’une capacité de 19 MW, selon les informations.

 Envoyée spéciale à Kintélé, Dominique Mabika