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La République Fédérale d’Allemagne s’oppose à l’interdiction des importations de gaz, pétrole et charbon de la Russie.

Ce sont les Ministres allemands des Finances et des Affaires étrangères qui ont fait part de cette position du Gouvernement allemand en réponse aux sanctions européennes à l’encontre de la Russie.

Pour l’Allemagne, l’interdiction d’importer le gaz, le pétrole et le charbon de la Russie menacerait la paix sociale du pays.

« Il faut pouvoir tenir les sanctions sur la durée », a expliqué la Cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock, à la chaîne ARD.

Et d’ajouter : « Ça ne sert à rien si dans trois semaines on découvre que nous n’avons plus que quelques jours d’électricité en Allemagne et qu’il faut donc revenir sur ces sanctions. Nous sommes prêts à payer un prix économique très très élevé mais si demain, en Allemagne ou en Europe, les lumières s’éteignent, ça ne va pas arrêter les chars », a ajouté Madame Baerbock lors d’une interview à la chaîne ZDF.

Si ces sanctions mettaient un terme à cette guerre, je les prendrais immédiatement, a fait observer la Ministre allemande.

Pour Annalena Baerbock, l’Allemagne ne doit pas prendre de décision qui risquerait d’impacter négativement sur son économie.

« Nous ne devons pas limiter notre capacité à tenir sur la durée et décider d’un embargo unilatéralement aurait un impact négatif sur cette capacité », a-t-elle déclaré au journal Bild.

Pour elle, une telle interdiction d’importer le gaz et le pétrole de la Russie menacerait la paix sociale en Allemagne.

Il faut savoir que l’Allemagne importe 55% de son gaz de la Russie, 42% de son pétrole ainsi que du charbon. Une dépendance pour laquelle le Gouvernement de Berlin a fait son autocritique depuis l’invasion de l’Ukraine mais qui va nécessiter des années pour être réduite.

Berlin n’est pas la seule capitale de l’Union Européenne à être très réticente à un embargo sur les énergies fossiles de la Russie.