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La Centrafrique rejette toute implication dans le projet de déstabilisation du Tchad

Au lendemain de la révélation par les réseaux sociaux d’une conversation téléphonique entre le chef d’un groupe rebelle tchadien et un ancien ministre centrafricain autour d’un projet de déstabilisation du Tchad.

La présidence centrafricaine a rejeté tout contact avec les acteurs présumés du projet de déstabilisation visant la République tchadienne récemment révélé par des médias.

Bangui a souligné dans un communiqué publié vendredi et dont Anadolu a reçu une copie avoir suivi sur les ondes d’une radio française qu’il y a « un projet criminel visant à compromettre la sûreté intérieure d’un pays frère, le Tchad ».

Le projet en question a été dévoilé sur les réseaux sociaux à travers une conversation téléphonique enregistrée entre Timan Erdimi, leader du mouvement rebelle tchadien l’UFR (Union des forces de la résistance) et un ancien ministre conseiller spécial du président centrafricain, Aboulkassim Algoni Tidjani.

Dans l’enregistrement audio, on entend le chef rebelle tchadien exprimer sa volonté de convaincre le groupe paramilitaire russe Wagner, présent en Centrafrique de l’aider « à chasser du Tchad le président du Comité militaire de transition », le Général Mahamat Idriss Déby et de faire partir la France du Tchad.

« La Centrafrique respectueuse de ses obligations internationales et des relations de bon voisinage, n’a jamais servi de base arrière ni de refuge aux leaders des groupes rebelles ou terroristes qui tenteraient de déstabiliser l’un de ses voisins », a souligné le gouvernement centrafricain dans le communiqué.

La Centrafrique a par ailleurs invité les autorités tchadiennes « à travailler en concert » avec les autorités centrafricaines pour lutter contre la criminalité transfrontalière entre les deux pays voisins.

Bangui a également annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire afin « de faire la lumière sur cette affaire » qui embarrasse Ndjamena et Bangui.

Mardi, le porte-parole du gouvernement tchadien, Abderaman Koulamallah, a estimé dans un communiqué que désormais le chef de l’UFR s’est exclu de lui-même du pré-dialogue de Doha au Qatar.

« Sous prétexte qu’il veut chasser la France, il veut chasser le Conseil militaire de transition. Mais si Timan Erdimi est capable d’aller pactiser avec le diable pour venir semer le trouble, venir semer la déstabilisation dans le pays, c’est une chose extrêmement grave. Nous n’accepterons pas que cet homme qui projette de faire la guerre au moment où les gens veulent faire la paix puissent assister à un pré-dialogue », a-t-il fait savoir.

Dans un communiqué, publié jeudi, l’Union des forces pour la résistance de Timan Erdimi s’est indigné de la politique d’exclusion que veut mener le gouvernement de transition du Tchad.