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Nul n’est au-dessus de la loi. Cette assertion populaire s’est une fois encore vérifiée en France. En effet, selon les informations rapportées par les médias, le ministère de la Justice a été perquisitionné dans la matinée de ce jeudi 1er juillet. Cette action s’inscrit dans le cadre des soupçons de conflit d’intérêt dans deux dossiers qui pèsent contre le garde des Sceaux.

Plusieurs magistrats procèdent à la perquisition

L’opération aura été menée par des magistrats de la cour de justice de la République (CJR). Ils ont été appuyés dans leurs missions par des gendarmes de la Section de recherches de Paris. Le ministre Eric Dupond-Moretti est accusé par certains syndicats de la magistrature et de l’association Anticor. Selon ces différentes organisations, le garde des Sceaux aurait mis en avant sa fonction de ministre dans certains dossiers qu’il a traité en tant qu’avocat.

« On ne peut pas avoir un intérêt comme ancien avocat et poursuivre les gens qui vous dérangent dans ces affaires. Car, les poursuites disciplinaires qui ont été exercées l’ont été contre des personnes qui étaient dérangeantes pour ses intérêts d’avocat », a déclaré sur Bfmtv  Evelyne Sire-Marin, magistrat, présidente de chambre à la cour d’appel de Versailles.

Un juge d’instruction dans le viseur de Dupond-Moretti

Les magistrats se sont notamment penchés sur les poursuites qui ont été enclenchées par le ministre de la justice contre un juge d’instruction. Alors qu’il était encore avocat, il dénonçait les « méthodes de cow-boy » que déployait ce dernier dans une affaire où Dupond-Moretti défendait un de ses clients.