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COP 28 à Dubaï : les États s’engagent à mobiliser 300 millions USD pour activer le Fonds sur les pertes et dommages des pays vulnérables

Au lancement des travaux de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, le jeudi 30 novembre 2023, à Dubaï aux Emirats Arabes Unis, les États parties se sont convenus sur les modalités de la mise en œuvre du Fonds sur les pertes et dommages des pays vulnérables aux effets du changement climatique.

En effet, les pays tels que l’Allemagne, les Emirats Arabes Unis, les États Unis d’Amérique, la Grande Bretagne, l’Inde et le Japon se sont engagés à mettre à la disposition de ce Fonds 309,4 millions de dollars pour son opérationnalisation.

L’Allemagne et les Emirats promettent d’offrir chacun une enveloppe de 100 millions de dollars; la Grande Bretagne 75 millions de dollars; les États-Unis 24,5 millions; et le Japon prévoit un appui de l’ordre de 10 millions de dollars.

D’après Simon Stiel, Secrétaire exécutif de cette organisation, la décision prise par les Etats annonce une nouvelle donne dans la lutte contre le changement climatique dans le monde.

« Les nouvelles d’aujourd’hui sur les pertes et les dommages donnent à cette Conférence un bon départ », a déclaré Simon Stiell.

Pour Ève Bazaiba, Ministre d’État, Ministre de l’Environnement de la République Démocratique du Congo, « ce Fonds doit répondre aux besoins des pays victimes de divers effets néfastes du changement climatique ». Pour cela, il a estimé que les mécanismes d’accès à ce Fonds devraient être assouplis afin de permettre aux Etats d’y accéder et faire face au réchauffement climatique.

« Nous espérons que la création de ce Fonds exprime l’engagement pris par les pays pollueurs à contribuer à la lutte contre le changement climatique. La République Démocratique du Congo est victime de différentes formes des effets de changement climatique. Mais, nous avons aussi la réponse à ce problème. Nous voulons aussi annoncer notre intention de contribuer à ce Fonds parce que nous ne sommes pas seulement victimes, mais aussi la solution. », a-t-elle déclaré.

Par ailleurs, Eve Bazaiba a appelé les pays grands pollueurs à la prise d’acte de reconnaissance du rôle des forêts primaires de la République Démocratique du Congo dans la lutte contre les changements climatiques.

« Nous devons acter que les pays forestiers intègrent les marchés structurés au lieu de rester à la merci des crédits carbone », a martelé Ève Bazaiba, Ministre d’Etat de l’Environnement et Développement durable de la République Démocratique du Congo.