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les Etats-Unis avaient la semaine dernière exprimé leur inquiétude face à la montée en puissance rapide de forces nucléaires chinoise en réaction à un article du Washington Post. D’après l’article, la Chine avait commencé à construire plus de 100 nouveaux silos de missiles dans une zone désertique de l’ouest du pays. Le porte-parole du département d’État, Ned Price, lors d’un point de presse avait appelé Pékin à s’engager avec Washington « sur des mesures pratiques pour réduire les risques de courses aux armements déstabilisantes ».

Ce jeudi 8 juillet, Robert Wood, l’ambassadeur américain à la Conférence de Genève sur le désarmement, a encore exprimé les mêmes inquiétudes devant les journalistes en réagissant également à l’article du Washington Post. Pour éviter une nouvelle course à l’armement, l’ambassadeur a invité Pékin à s’asseoir à la table du dialogue. « Il est de l’intérêt de tout le monde que les puissances nucléaires discutent directement entre elles de la réduction des dangers nucléaires et (de la façon) d’éviter les mauvais calculs », a déclaré Wood.

La Chine est en contradiction avec ce qu’elle dit

Pour ce dernier, le seul moyen d’éviter les conséquences déstabilisantes de cette course à l’armement est que les deux puissances économiques mondiales discutent de manière bilatérale« Tant que la Chine ne s’assiéra pas avec les Etats-Unis de manière bilatérale, le risque d’une course aux armements dévastatrice continuera à augmenter et ce n’est de l’intérêt de personne », a-t-il déclaré. Bien que selon lui, la Chine prétend être « une puissance nucléaire responsable » avec son « très, très petit (arsenal) » qui « n’a qu’un but défensif », lorsqu’on voit « beaucoup de ce que la Chine fait, cela est en contradiction avec ce qu’elle dit ».