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Cameroun/AN-Session ordinaire: Trois événements en perspective ont eu lieu ce jour au Palais des Congrès de Yaoundé

Trois événements en perspective ont eu lieu ce jour au Palais des Congrès de Yaoundé, siège provisoire de l’Assemblée Nationale.

Des 09h, une importante réunion s’est tenue dans la salle de commission A du Palais des Congrès de Yaoundé entre les membres de la Commission des Finances et du Budget et de la Cellule Technique d’Appui, ladite réunion était  présidée par l’Honorable Moutymbo Rosette Epse Ayayi.

À 10h, dans la salle de commission B du palais des congrès, le Réseau Parlementaire pour la Décentralisation et le Développement Local (REPADDEL) a tenu sa troisième Assemblée Générale.

Cette réunion avait pour but de présenter le rapport d’activités du réseau en 2022, de proposer des recommandations pour le bon fonctionnement du réseau ainsi que les perspectives pour les années à venir. Il convient de noter que le réseau est dirigé par l’Honorable Nanga Mefant Berthe Epse Owono et le Sénateur Etame Massoma David Siegfried. 

Décentralisation au Cameroun

La décentralisation au Cameroun consiste en la cession progressive par l’État aux collectivités territoriales décentralisées de compétences non exclusives accompagnées de ressources humaines, techniques, matérielles et financières adéquates. Ce transfert de pouvoirs est régi par des textes réglementaires votés par l’Assemblée nationale et promulgués par le Président de la République. Et les compétences transférées sont exercées le plus près possible des populations cibles avec succès. Elles permettent aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) de promouvoir la démocratie participative, la gouvernance et le développement locaux sur les plans social, éducatif, sanitaire, sportif, culturel, économique, artisanal et touristique.  

Reaction de l’Honorable Nanga Mefant Berthe Epse Owono.

Au Cameroun la décentralisation ne date pas d’aujourd’hui. Elle commence entre les deux guerres mondiales d’abord au Cameroun britannique avec le système de gouvernement indirect rule pratiqué par la Grande-Bretagne et impliquant les Chefs traditionnels dans l’administration et la gestion des affaires de la cité, enfin au Cameroun français dès 1941 avec la création des Communes mixtes urbaines (CMU) de Yaoundé et Douala. Elle est constitutionnalisée par la constitution camerounaise du 2 juin 1972 qui confère aux communes un cadre juridique en faisant d’elles des personnes morales de droit public jouissant d’une autonomie financière, juridique et administrative. La loi no 96/06 du 18 janvier 1996 portant révision de la constitution du 2 juin 1972 vient créer une deuxième catégorie de collectivité territoriale décentralisée : la région.

Les collectivités territoriales décentralisées du Cameroun ont deux statuts juridiques : celles qui bénéficient d’une constitutionnalité directe car créées par la constitution (commune et région) et celles dont la constitutionnalité est indirecte car créées par la loi. En effet, l’article 55, alinéa 1 de la constitution permet au législateur de créer “tout autre type de collectivité décentralisée”. La suppression des premières nécessite une révision de la constitution alors qu’un simple texte du législateur suffit pour mettre fin à l’existence des collectivités de type 2 sus-citées.

A 11hrs, dans l’hémicycle du palais des congrès, une séance plénière spéciale a été organisée sur la Couverture Santé Universelle au Cameroun.

Le Ministre de la Santé Publique, Dr. Manaouda Malachie a édifié les parlementaires sur le chemin parcouru jusqu’ici  en matière de couverture santé universelle au Cameroun. Plusieurs députés ont pris la parole pour poser des questions afin d’obtenir des clarifications et certains ont apporté des contributions sur la façon dont le gouvernement devrait procéder pour atteindre ses objectifs et de fournir des soins de santé de qualité aux Camerounais.

Le Ministre réagit sur la situation actuelle concernant couverture santé universelle au Cameroun.

La séance plénière était présidée par l’Honorable Datouo Théodore, Vice-Président de l’Assemblée Nationale.