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Cameroun/AN: 23rd Session of the children’s parliament

Theme: “the phenomenon of child abandonment:
an obstacle to the life, development and survival of children”.

C’est en marge des activités commémoratives de la 32eme édition de l’Enfant Africain que s’est tenu la 23ème édition du Parlement des enfants ce 26 juin 2022 dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, au palais des congrès de Yaoundé. Une cérémonie haute en couleurs présidée par Cavaye Yeguie Djibril. le Très Honorable Président de l’Assemblée Nationale, en présence de nombreux parlementaires.

 Les débats nationaux et internationaux sont pour la plupart domine par la protection enfantine. Il y a une semaine, la Commission des affaires culturelles, sociales et familiales de l’Assemblée nationale avait initie une séance d’information qui avait pour objectifs sur les solutions a apporter contre la maltraitante des enfants.  Cette 23ème session du parlementaire est placée sous le thème : “le phénomène de l’abandon d’enfant : un obstacle à la vie, au développement et à la survie des enfants”.

 Une séance plénière spéciale rythmée par quatre allocutions :

– Celle du représentant de l’Organisation Internationale du Travail au Cameroun,

– celle du représentant de l’UNICEF au Cameroun,

– celle du Ministre des Affaires Sociales

– et du discours du Très Hon. Président de l’Assemblée nationale.

Quatre ministres du gouvernement ont répondu aux différentes questions des députés juniors, toutes centrées sur les droits des enfants.

Le Ministre de la Santé Publique, le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, le Ministre des Affaires Sociales et le Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle ont été interpellés. Il est à noter que cet événement est célébré en collaboration avec du Ministère des affaires sociales qui a apporte un éclat particulier pour une journée inoubliable. 

Des résolutions ont été adoptées après les deux heures de séance plénière spéciale. Les sourires visibles sur les visages des députés juniors à la fin de l’événement en disent assez sur le fait que ce fut une expérience de vie pour eux de représenter leurs pairs en général et leurs circonscriptions en particulier. Pour certains, c’était le rêve d’une vie, le fait de s’asseoir dans la salle qui accueille les séances plénières de l’Assemblée nationale, théâtre de la démocratie camerounaise. Certains ont dû nourrir le rêve de devenir députés à l’avenir, mais la réponse à un tel rêve est entre les mains du temps.

23ème SESSION DU PARLEMENT DES ENFANTS

Thème: “LE PHENOMENE D’ABANDON DES ENFANTS : UNE ENTRAVE A LA VIE, AU DEVELOPPEMENT ET A LA SURVIE DES ENFANTS”

RESOLUTION FINALE

Honorable MBAH BA ENGOH OWONA Judith Jérémy, 15 ans, élève en classe de seconde A4 au Lycée Classique d’Abong Mbang, département du Haut Nyong, Région de l’Est.

«NOUS, DEPUTES JUNIORS DE LA VINGT ET TROISIEME SESSION DU PARLEMENT DES ENFANTS »,

Après une lecture approfondie de la Convention des Nations-Unies relative aux Droits de l’Enfant et de la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant,

Retenons que ces textes consacrent le fait que tous les enfants ont les mêmes droits, prioritairement :

–  Le droit à la vie et à la survie;

–  Le droit à la santé ;

–  Le droit à l’éducation ;

–  Le droit à la citoyenneté ;

–  Le droit à l’information ;

–  Le droit à la protection.

Reconnaissons que, suivant la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant, l’enfant a également des devoirs vis-à-vis de sa famille, de sa communauté et de sa patrie.
Considérant le thème de la 23
ème session du Parlement des Enfants, à savoir :

LE PHENOMENE D’ABANDON DES ENFANTS : UNE ENTRAVE A LA VIE, AU DEVELOPPEMENT ET A LA SURVIE DES ENFANTS », Réunis en séance plénière ce 26 Juin 2022 dans l’Hémicycle de l’Assemblée Nationale,

Portons à la connaissance de la communauté nationale toute entière, les préoccupations majeures des millions d’enfants Camerounais que nous représentons. Notamment :

1. La persistance, et même la recrudescence du phénomène d’abandon des enfants ;

2. Les pratiques socioculturelles néfastes affectant les enfants ;

3. les violences juvéniles ;

4. la délinquance juvénile ;

5. la cybercriminalité ;

6. le non enregistrement des naissances à l’état civil ;

7. l’abus des stupéfiants en milieu jeune ;

8. le travail des enfants.

Recommandons :

– le renforcement du cadre légal de protection des enfants contre les violences et abus de toutes sortes ;

–  la vulgarisation de l’arsenal juridique existant en matière de protection et de promotion des droits de l’enfant face aux violences exercées sur les enfants ;

–  la mobilisation de l’ensemble des acteurs sociaux en vue d’une meilleure protection contre le phénomène d’abandon d’enfants ;

–  l’enregistrement systématique et obligatoire de chaque enfant à la naissance ;

–  L’accompagnement psychosocial et la réinsertion des enfants victimes survivantes des pratiques néfastes ;

–  l’organisation des campagnes nationales, régionales et locales de prévention et de lutte contre la consommation des stupéfiants en milieu jeune ;

–  l’organisation des campagnes de sensibilisation sur l’ampleur et les ravages du phénomène d’abandon d’enfants ;

–  le renforcement des mécanismes institutionnels et familiaux d’encadrement de la petite enfance ;

–  le renforcement des stratégies de sensibilisation des jeunes à l’usage responsable des réseaux sociaux et la prise des mesures restrictives, le cas échéant.

Nous nous engageons :
A être :

– des ambassadeurs de la promotion et de la Protection des droits de l’enfant, aux côtés
de l’Etat et d’autres acteurs de la Protection Sociale de l’Enfance ;

– des artisans de la paix au sein de nos familles et communautés ;

– des acteurs de la lutte contre la violence juvénile en milieu scolaire ou associatif ;

– des modèles d’enfants partout où nous serons.

Fait à Yaoundé, le 26 juin 2022

Les députés juniors de la session 2022 du parlement des enfants.

Réaction:

ISSA TCHIROMA, Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle

‘’Nous avons un nombre considérable de jeunes qui ne travaillent pas simplement parce que l’éducation reçu ne correspond pas au marché de l’emploi. Cette situation est à déplorer mais n’est pour autant pas fatidique. Il est maintenant question de donner des formations en fonction des besoins du marche de l’emploi.’