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Afrique subsaharienne : la croissance devrait relentir à 2,5 % en 2023 (Africa Pulse)

Afrique subsaharienne : la croissance devrait relentir à 2,5 % en 2023 (Africa Pulse)

Suite à la montée de l’instabilité, la faible croissance de grandes économies de la région, les chocs climatiques et l’incertitude persistante de la croissance mondiale, la région de l’Afrique subsaharienne devrait subir une forte décélération de la croissance de 3,6 % en 2022 à 2,5 % en 2023.

Suivant les conclusions du rapport Africa Pulse publié le 23 Octobre 2023, la croissance devrait ensuite remonter à 3,7 % en 2024 et à 4,1 % en 2025.

La croissance par habitant dans la région n’a pas augmenté depuis 2015, souligne le rapport.

En effet, la région de l’Afrique subsaharienne devrait se contracter à un taux annuel moyen par habitant de 0,1 % sur la période 2015-2025, marquant ainsi une décennie de croissance perdue à la suite de la chute des prix des produits de base en
2014-2015.

Le produit intérieur brut (PIB) réel de la sous-région d’Afrique de l’Est et australe (AFE) devrait croître de 1,9 % en 2023 (contre 3,5 % en 2022), tandis que celui de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest et centrale (AFW) devrait croître de 3,3 % cette année (contre 3,8 % en 2022).

S’agissant de l’inflation en Afrique subsaharienne, elle a reculé mais elle reste supérieure aux objectifs des Banques centrales dans la plupart des pays.

À ce jour, note le rapport, l’inflation devrait ralentir de 9,3 % en 2022 à 7,3 % en 2023. Le nombre de pays ayant un taux d’inflation annuel moyen à deux chiffres (ou plus) devrait diminuer légèrement, passant de 19 pays en 2022 à 18 pays en 2023.

Parmi les autres aspects majeurs qui occasionnent le ralentissement de l’économie sur la région, le rapport épingle également le surendettement qui pèse lourdement sur les économies.

En outre, le taux modeste de croissance en Afrique subsaharienne s’est traduit par une faible création d’emplois et une réduction lente de la pauvreté.

Présentement, la part de l’emploi urbain dans la population en âge de travailler est restée stationnaire à 22-23% au cours des deux dernières décennies.

À titre d’exemple, 96% des entreprises sur la région comptent moins de cinq employés, selon le rapport. À côté de cette situation défaillante, s’ajoute l’épineux problème d’écart salarial homme-femme, ce qui représente une perte de productivité potentielle due à la mauvaise allocation de la main-d’œuvre.

Pour doper la croissance et répondre aux défis majeurs, le rapport fournit les orientations suivantes :

Primo, les pays de la région doivent soutenir les compétences axées sur la demande et promouvoir une transformation organisationnelle du travail ;

Secundo, ils doivent assurer la stabilité politique et renforcer les institutions pour soutenir l’économie de marché ;

Tertio, ils doivent réaliser une croissance inclusive grâce à la stabilisation financière et à la réduction de la dette.