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Afrique subsaharienne : la croissance devrait baisser à 3,3 % en 2023 (FMI)

Selon les prévisions annoncées cette semaine par le Fonds monétaire international (FMI), il ressort que la croissance devrait enregistrer une chute pour la deuxième année consécutive, dans la région de l’Afrique subsaharienne, en s’établissant à 3,3% contre 4,0% en 2022.

D’après les experts de cette institution de Bretton Woods, cette tendance est tributaire au choc inflationniste survenu à la suite de la guerre russo-ukrainienne qui a suscité des hausses de taux d’intérêt dans le monde.

Néanmoins, les experts demeurent optimistes. Ils estiment que l’activité devrait repartir à la hausse dans la région en 2024 et afficher un taux de croissance de 4,0 %, en augmentation dans les quatre cinquièmes des pays d’Afrique subsaharienne, et les pays pauvres en ressources naturelles devraient afficher de solides résultats.

Quelques aspects semblent encore entraver la bonne tenue de la marge économique de la région. Il s’agit, entre autres, de l’inflation qui est toujours trop élevée.

À ce jour, elle dépasse les 10% dans 14 pays et continue de dépasser la fourchette visée dans la quasi-totalité des pays.

Deuxièmement, la région continue de subir de considérables pressions sur ses taux de change.

Troisièmement, les facteurs de vulnérabilité liés à l’endettement sont également élevés. La pénurie de financement n’est pas terminée : les taux des emprunts sont toujours élevés et les dettes sont difficiles à refinancer. De plus, la moitié des pays à faible revenu de la région sont surendettés ou risquent fort de le devenir.

Face à cette situation de nature à compromettre les efforts durement déployés en matière économique dans plusieurs pays de la région subsaharienne, les experts du Fonds monétaire recommandent aux parties prenantes ce qui suit :

Primo, les pays doivent faire baisser l’inflation ;

Secondo, ils doivent gérer les pressions sur les taux de change ;

Tertio, ils doivent préserver la stabilité extérieure et empêcher de nouvelles baisses du niveau des réserves ;

Quarto, ils doivent honorer les remboursements de dette tout en se ménageant des marges de manœuvre pour les dépenses de développement.

Pour y parvenir, notent les experts, il convient d’accroître les recettes intérieures, de dépenser de manière stratégique, d’emprunter prudemment et d’ancrer la politique budgétaire dans un cadre crédible à moyen terme.

Toutefois, notent les experts du FMI, si les réformes tardent à se faire, au cas où l’instabilité politique s’accroît dans la région ou qu’un risque extérieur se matérialise (notamment en raison du ralentissement de l’économie chinoise), la croissance pourrait être compromise.