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Le Rwanda a mobilisé 620 millions de dollars américains sur le marché des emprunts obligataires internationaux (eurobonds) le lundi 2 août 2021.

Cette opération arrangée par Citibank et la Deutsche Bank ramène à 8 le nombre de Gouvernements africains ayant depuis le début de l’année en cours réussi à mobiliser jusqu’à 12,2 milliards de dollars américains des ressources.

A la même période en 2020, 8,9 milliards USD avaient été mobilisés par des pays du continent par ce canal.

Quatre cents (400) millions de dollars américains sur l’enveloppe globale mobilisé par le pays de mille collines servira à refinancer son unique eurobond qui arrive à maturité en 2023, avec un taux d’intérêt de 6,62%.

D’après la même source, le reste mobilisé par le Rwanda servira à soutenir des projets dans l’agriculture, la promotion des exportations et la résilience au changement climatique.

Le Cameroun a fait ses premiers pas sur ce marché. Un des récents émetteurs africains d’eurobonds.

L’opération permet de renforcer la solidité de la liquidité extérieure, tout en réduisant à court terme le coût de la dette.

Deux pays africains qui sont toujours attendus sur des eurobonds, c’est le Nigeria et l’Afrique du Sud. Avec une moyenne de 12%, les taux offerts demeurent élevés par rapport à ceux actuellement pratiqués sur les marchés internationaux.

Un pays comme le Bénin ne s’est d’ailleurs pas privé et est revenu deux fois sur le marché des eurobonds en moins de 6 mois.

Un eurobond ou euro-obligation est un emprunt émis en commun par les pays de la zone euro sur les marchés.

Il consiste à mutualiser, à l’échelle européenne, la dette des pays de la zone euro c’est-à-dire que les pays mettent en commun leur dette, et la remboursent ensemble, en émettant ensemble ce que l’on appelle des obligations.

Il permettrait aux pays les plus fragiles de la zone euro, qui doivent actuellement verser des primes de risque très fortes pour emprunter, de bénéficier des taux d’intérêt très faibles dont jouissent les Etats les plus solides.

En effet, ces euro-obligations pourraient être garanties solidairement par tous les pays de l’Union monétaire.