Dans son dernier rapport sur l’examen du marché mondial du fruit publié le 11 octobre 2021, le Fonds mondial pour l’alimentation (FAO) indique qu’en 2020, les expéditions africaines de bananes vers le reste du monde ont atteint 630 000 tonnes, soit 21,8 % de moins que l’année précédente.
La source attribue cette contre-performance essentiellement au mauvais résultat commercial affiché par la Côte d’Ivoire, premier producteur et exportateur africain du fruit.
Cet organisme des Nations-Unies indique que la nation éburnéenne a vu son volume expédié se contracter de 24,4 % soit 330 000 tonnes.
De manière globale, la FAO renseigne que la situation de la filière banane africaine s’inscrit dans un contexte de flambée des coûts de production liée aux difficultés induites par la pandémie de coronavirus, aussi bien sur le plan de la production que du transport.
Selon l’étude, ces différents facteurs ont plombé la compétitivité de la banane en provenance du continent africain et réduit son attractivité par rapport à l’offre latino-américaine.
A titre d’exemple, les experts notent que le prix de vente de la tonne de bananes ivoiriennes a été de 820 dollars américains en 2020 sur le marché français, soit 23 % de plus que le tarif proposé par la Colombie.
Attirés par cette offre bon marché, les importateurs tricolores ont augmenté leurs achats du fruit depuis le pays sud-américain de 360 % au détriment de la filière ivoirienne dont les envois ont baissé de 14 % à 210 000 tonnes.
En dehors de la Côte d’Ivoire, le Cameroun a aussi connu des déboires sur ses principaux débouchés comme le Royaume-Uni affichant un stock en recul de 37 % à 23 000 tonnes avec un prix de 920 USD la tonne.
Le rapport renseigne que globalement, les exportations mondiales de bananes ont été quasiment stables en 2020 à 21,5 millions de tonnes, une situation qui contraste avec l’expansion rapide enregistrée entre 2017 et 2019.