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Afrique/Environnement : Gervais Ludovic Itsoua Madzous élu vice-président du Giec

Le  04 Août dernier,  l’expert en changement climatique, M. Gervais Ludovic Itsoua Madzous, de nationalité congolaise de Brazzaville, a été élu vice-président du Groupe Intergouvernemental d’Experts III, sur l’évolution du Climat (Giec), lors de la 59e session de cette institution, tenue du 24 au 28 juillet dernier à Nairobi au Kenya.

Cette session qui a réuni 170 gouvernements, soit 600 participants, a marqué solennellement la fin du 6e cycle d’évaluation, qui portait sur l’élection du nouveau bureau de ce groupe qui dirigera ce Groupe pendant son 7e Cycle d’évaluation.

L’élection de M. Itsoua Madzous dans ce bureau, permettra de briser, désormais, le mythe puisque, 6 cycles d’évaluation sont passés, l’Afrique Centrale n’a jamais eu l’honneur de siéger dans le bureau qui dirige ce prestigieux groupe, souligne-t-on.

L’heureux élu est un expert dans le domaine des changements climatiques et renforce sa notoriété dans son domaine. Il a dirigé le Groupe consultatif des experts (Gce) de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc), assumé les fonctions de secrétaire exécutif adjoint et Coordonnateur technique de la Commission des forêts d’Afrique centrale (Cfac).

Le nouveau vice-président du Giec dirige actuellement le Centre pour la transparence de l’action climatique, pour les Etats d’Afrique Centrale de la Ceeac. Il est membre du Rosters des Experts et participe régulière dans des équipes d’évaluation technique des soumissions des pays à la Ccnucc, dans le domaine de l’atténuation du changement climatique.

Le bureau du Giec est composé d’experts en changement climatique représentant toutes les régions du monde et comprend le Président, trois vice-présidents, les coprésidents et les vice-présidents des trois groupes de travail et les coprésidents du Groupe de Travail (Gt) sur les inventaires.

Les trois groupes de travail sont le Gt I, qui traite des fondements scientifiques physiques du changement climatique, le Gt II, traite des impacts du changement climatique, de l’adaptation et de la vulnérabilité et le Gt III par contre, traite des options de réduction des émissions de gaz à effet de serre (Ges) et d’atténuation du changement climatique.

Depuis plus de 30 ans, à travers ses cycles d’évaluation, le Giec évalue l’état des connaissances sur l’évolution du climat, ses causes, ses impacts. Il identifie également les possibilités de limiter l’ampleur du réchauffement, la gravité de ses impacts et de s’adapter aux changements attendus, indique-t-on.

Le Giec a été créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (Omm) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) afin d’évaluer de manière exhaustive, objective, ouverte et transparente, les informations scientifiques, techniques et socio-économiques permettant de comprendre le changement climatique induit par l’homme, ses effets potentiels et les possibilités d’adaptation et d’atténuation, précise-t-on.

Ce groupe est un organisme intergouvernemental et scientifique qui compte 195 pays membres. Il n’entreprend pas de nouvelles recherches et ne surveille pas les données relatives au climat, évalue plutôt l’état des connaissances sur le changement climatique en se fondant sur des documents scientifiques et techniques examinés par des pairs et disponibles à l’échelle internationale, rappelle-t-on. (ACI/Blanchard Boté)